Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 09:41
   31/05/2012 14:41:25
Programme de juin : j'veux du soleil !

Le moins que l'on puisse dire c'est que Monsieur Soleil c'est fait attendre cette année, il560538 2873080794043 1470627883 32030158 1477157466 n[1] aura fallu attendre la 24 mai pour qu'enfin il pointe un peu plus que le bout de son nez... Ceci dit, le mauvais temps vous a sans doute retranché chez vous et ce faisant vous avez pianoter plus que d'habitude puisque 4267 d'entre vous sont venus nous faire une p'tite visite ( soit plus de 430 visites que le mois précédent )...et ça fait chaud au coeur d'autant que les commentaires " nous félicitent " pour la tenue et le contenu du blog.

moi.jpgJe tiens donc à remercier toute l'équipe du Dix Vins Blog : Hacene, Henry, Pillippe, Pierre, Gerard, les ateliers, Claude, Suzanne, Edouard, Le CLA, Serge et la petite dernière Rosen qui m'aide dans la rédaction des articles et des mises en pages et qui vous offrira en août un portait de la divine Joséphine Baker. Sans eux, sans leur talent, leur travail le Dix Vins Blog n'existerait pas.

Le joli mai fut un mois poétique avec la quinzaine Brautigan et la mise en ligne d'éclats de poésie et de vie  de cet auteur américain qui fut l'un des symboles de la Génération Hippie. Vous avez été très nombreux à venir découvrir l'univers de ce touche à tout génial tour à tout poète, romancier et novéliste.

Coup de chapeau aussi à Pierre Thévenin qui durant toute la campagne présidentielle aNum-riser0010.jpg tenu ses " Carnets de campagne, nouvelles du front ", avec humour nous offrant ainsi un coup d'oeil décalé sur cet événement politique.

Num-riser0073-copie-1.jpgCoup de chapeau aussi à Serge Granjon dont le Roman de l'histoire de Saint-Etienne, consacré à la ville sous le Second Empire, draine chaque jour de nouveaux aficionados, enthousiastes et intéressés comme en témoignent les nombreux commentaires qui lui ont été adressés.

Le joli mai a marqué le retour  des Enigmes du dimanche qui bien que capillo-tractées ( comme dirait mon ami Tote ) semblent plaire à pas mal d'entre-vous. Vous les retrouverez tout au long de l'été accompagnées par les " Petites annonces de l'os à moelle " du génial loufoque qu'était Pierre Dac.

Voili voilou, un mois de mai bien troussé qui a vu le Dix Vins Blog fêter ses trois années d'existence le 27 du mois et les 55000 visites atteintes ( 57202 ).

 En juin faites de la musique !

Ce mois-ci la musique sera à la fête sur le Dix vins Blog. 

Avec, pour commencer une spéciale disco pour le 21 juin ou vous retrouvez tous ses grands standards  de Bonney M à Gloria Gaynor en passant par Amy Stewart, Donadisco.jpg Summer, d' Eart wind and fire aux Bee Gees et bien d'autres encore qui depuis trois générations mettent le feu aux dance-floor.

Musique encore avec, chaque dimanche des extraits des plus grands films musicaux et comédies musicale d'hier et d'aujourd'hui (Singing in the rain, mary poppin's, Unsining-in-te-rain.jpg américain à Paris,Wide side story, Dirty dancing, Grease, Starmania, Notre dame de Paris....)

Musique toujours avec les comptines pour les fêtes des mères  ( 3 juin ) et fête des pères ( 17 juin ) accompagnées d'un bouquet de poèmes d'amour et de tendresse.

De son côté, l'ami Pierre Thévenin consacrera son coup de coeur musical comme il se doit à un digne représentant de la chanson française, le trosieme samedi du mois.

Enfin avec le lancement de notre série de l'été consacrée cette année aux Chanteurs oubliés inoubliables découvrez ou retrouvez les plus belles chansons de celui que l'on considérait comme le " Gentleman de la chanson française " j'ai nommé Monsieur Jeanjean-sablon-le-crooner-francais Sablon, dont la carrière internationnale durant plus d'un demi-siècle et dont Henry Merle brossera le portrait, à sa façon  c'est à dire en poèmes et en chansons, dans son article du 13 juin. Suivra un hommage au grand Mouloudji dont se chargera notre ami Gérard Proton.

Pour ne pas rester sur la touche ( musicale ) Serge Granjon nous parlera dans son " Saint-Etienne sous le second Empire " lui aussi de musique dans un article consacré à la grande Virginie Déjazet qui se produisit dans notre ville dans les années 1850 ( 19 juin ) un autre aux " Orphéons, harmonies et fanfares " stéphanois car chacun sait que la musique est une composante essentielle de la vie des stéphanois ( 21 juin ) et un dernier intitulé " prisonniers  en chanteurs " ( 28 juin )...de quoi ravir les Historiens mélomanes.

Et pour la touche finale, le groupe Salut les Anges ( les ex OTH link ) se produira pour un concert unique et exceptionnel au Chok théatre à l'initiative de Flo ( 8 juin )...Spi et Motch sont donc de retour sur la scène punk française et ça va déménager !  Les placessalut_les_anges_motch_spi.jpg étant limitées pensez à réserver ( renseignements au Chok Téatre ou à la Ola rue Elise ervais ) ...Alors rendez-vous le 8 juin à 20h30 au Chock et Salut les Anges !

Pour le reste, pas de changement le cinoche c'est le samedi, la poésie lundi et mercredi, les paes détentes les samedi et dimanche et l'almanach Vermot mardi et vendredi...sans oublier les coups de Gueule de Pierre Thévenin les lundi et vendredi...

C'est tout pour Juin  et n'oubliez pas " faites de la musique " !

Tchoun, Elsapopin

Par elsapopin - Publié dans : Le Dix Vins Blog, articles généraux - Communauté : musique à Coeur..ouvert
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 05:25

Premières expositions : en 1868, au lycée et au Palais des Arts

 

De courte durée, réduite à la dernière décade du mois d'août, cette exposition rassembla une floraison de créateurs dans la Loire qui, depuis dix ans, déposaient des brevets d'inventions.

 

Quelque arôme lointain de la fête impériale l'avait-elle charmée, et malgré sa prudence ? La société industrielle et agricole ne rêvait pourtant pas, à Saint-Etienne, d'une exposition universelle comparable à celle de Paris en 1867.N'empêche qu'au premier étage du 9 rue  de la Croix ( devenue rue Blanqui ), où il tint permanence, son sage secrétaire noircit en peu de jours, les pages d'un registre de centaines de noms.

 

SOUS LE SIGNE DE LA DIVERSITE

Un programme affiché dans le département invitait les novateurs dans des domaines aussi précis que le tissage, les armes, aussi variés que le matériel pour la forge, la mine, la cordonnerie ou les chemins de fer. A côté de très conformistes fourneaux, il faudrait s'attendre à trouver d'étonnants appareils à détruire les taupes, où à empêcher les courants d'air des portes et fenêtres.

La dernière section, surtout, amalgamait des objets difficiles à confondre : un billard à bandes mobiles et des glands doux d'Espagne, du chocolat et des fleurs artificielles, des liqueurs et une machine à casser les pierres, une voiture à trois roues, de type vélocipède et une scie verticale avec doubles pédales.

Etant donné la quantité des produits présentés, il fut décidé de répartir l'ensemble entre deux bâtiments. Le Palais des Arts abriterait le tissage, les armes et les oeuvres fragiles, pendant que le reste, concernant les métaux et les mines, ainsi que les industries diverses, serait entreposé au lycée impérial ( actuel Lycée Gambetta ).

Une semaine après, s'installerait une exposition agricole : des animaux de toutes sortes accuperaient le cours de l'Hôpital, entre la rue de Lyon ( actuelle rue Pierre Bérard ) et la rue Fontainebleau ( actuelle rue Mimard ). L'après-midi, un concours de labourage, en clôture au spectacle, annoncerait la fête solennelle et la remise des prix du lendemain.

 

DU PALAIS DES ARTS AU LYCEE

Le vendredi 21 août, veille de l'ouverture, à dix heures du soir, on déballait encore les caisses aux portes du palais des Arts ainsi que du lycée.  Toute fiévreuse qu'elle fût, l'animation, suivie d'un profond brouhaha dans les salles où s'amoncelaient machines et appareils, ne masquait pas l'absence de la plupart des rubaniers, à l'exception de deux fabricants.

Pour s'en consoler, il fallait s'attarder à la cour du Palais des Arts, changée en jardin merveilleux, et à son péristyle mué en une serre éclatante. Un rapide coup d'oeil jeté au vestibule permettait, d'emblée, d'observer deux courants : l'un, ascendant, composé de bataillons du beau sexe, qui se précipitait dans le grand escalier pour découvrir, à l'étage,  la passementerie. Et l'autre, qui rampait au rez-de-chaussée, formé de la plus disgracieuse moitié du genre humain, bifurquait sur la  gauche pour visiter l'armurerie.

Le duc de Persigny, fidèle de la première heure à Napoléon III, ex-ministre de l'intérieur, était alors Président du Conseil Général de la Loire. Il mit à profit le début de la session pour se rendre à l'exposition. Il passa ainsi du Palais des Arts au lycée, transformé dans la circonstance en bazar fantastique : photographies et produits alimentaires avoisinaient une barrière en fer forgé pour tombeaux.

Et des plaques de blindage destinées aux navires ne dissimulaient pas un sommier élastique. Doté de compartiments mobiles, il permettait de rétablir à volonté le difficile équilibre entre un dormeur corpulent et sa svelte compagne.  On le recommandait pour les ménages où la sécurité des époux exigeait des contre-poids.

Au moment où les boeufs du concours agricole ruminaient sous la double haie des platanes du cours de l'Hôpital , d'autres partirent de la place Badouillère, attelés comme dans les fêtes de l'antiquité à une dizaine de charrues, afin de participer au concours de labourage prévu entre le Soleil et le Marais. Il eut lieu  en musique, qu'assuraient clairons et tambours du 13e de ligne. C'était un préambule  à la débauche de cuivres qui, le dimanche 30 août, résonnèrent dans les rues.

Plus de vingt fanfares  de la ville et de la région rejoignirent le perron de l'Hôtel de Ville, pour orner les arcades de leurs riches bannières. Avant que commençât la remise des prix, elles célébraient à leur façon une union fraternelle : celle de l'industrie et de l'agriculture.

 

 

Par S.granjon - Publié dans : le roman de l'Histoire Serge Granjon - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 04:13

 Transcription de l’émission diffusée en direct un premier novembre sur Lost-Angeless radio.

  

La journaliste

 COW BOY Auditrices, mes soeurs, auditeurs... oui! vous vous en doutiez bien: la salle du Bar de l’Eléphant Rose, où devait initialement se dérouler cette conférence de presse, s’est avérée ridicule, dérisoirement minuscule pour accueillir une foule en délire! C’est donc de l’Université de Lost-Angeless que Chickago Riffer, l’Aventurier natif et gloire déjà immortelle de notre trépidante cité va se livrer, lui le pudique, au jeu du feu roulant de mes questions!

 Vous n’avez point l’image, alors plantons par le verbe le décor: dans une salle plus pleine qu‘une pouliche fécondée par un robuste étalon, où sur les gradins s’amoncelle la foule, flotte une odeur composite de bière brune et de pieds de phacochères grillés. Deux charmantes personnes du beau sexe, (Une certaine ressemblance entre elles laisse deviner des liens mère fille), vendent pour quelques liards des pintes de cette roborative boisson, et des portions de cette succulente friandise cochonnesque à l’assistance frisant l’hystérie.

 Sur les gradins s’agglutinent les gredins, les dockers, les marins, mais aussi l’élite de notre bonne ville.

 Un vieillard barbichu brandit une pancarte vantant les mérites des pompes funèbres Lafontaine!

 La musique de “Over The Rainbow” est diffusée par des haut-parleurs dont la haute fidélité en remontrerait à Pénélope!

 Je suis debout sur l’estrade où doit paraître l’Aventurier, pataugeant sur un plancher  jonché de culottes féminines, soutien-gorge de tailles et textures diverses, tampons périodiques.

 L’Aventurier va paraître... il paraît, mes soeurs, il paraît!!!

 Le voici sur l’estrade. Applaudissements. On le reconnaît à ses yeux délavés, à son air à la fois jovial et las, à son trench-coat propre mais usagé. Il porte sur le dos un sac de marin!  

L’Aventurier

  Bonsoir!

La journaliste

 Son organe n’est pas sans rappeler celui de l’immense crooner Dean Martin, même tessiture mêlant mâle fermeté et  douceur câline.

 L’Aventurier s’assoit à une table devant un verre que seuls les naïfs pourraient croire empli d’aqua-simplex, notre héros fait fi de  l’H deux O.    

 Il absorbe une gorgée de cette boisson d’hommes.
 Je me permettrai de lui poser une première question, une fois apaisés les inextinguiblesCOWBOY3.JPG applaudissements. (Trois minutes de claquements de mains)

Chikago, expliquez-nous : comment parvîntes-vous à comprendre la vraie nature de Gnok-Gnik? Oui, vous pouvez allumer votre cigarillo, la municipalité a  fait ôter pour vous la pancarte “Défense de fumer”!

L’Aventurier

 Je remercie mes amis ici présents : ce sont eux qui m’ont permis de résoudre l’énigme.

La journaliste

Chickago vient de désigner, au premier rang, un mignon petit bossu. A son côté, un géant au teint cramoisi, au nez rougeoyant et de fort calibre. Nous remarquons aussi les sosies de Laurel et Hardy. Juste derrière eux, de robustes dockers et mariniers dont nous devinons les admirables membres frémissants fort actifs pour le transport de marchandise.

L’Aventurier

 Dès le début de cette terrifiante  affaire, je fus hanté dans mon subconscient par l’air de “Over the Rainbow”. Superbe chanson composée pour le film “Le Magicien D’Oz”, film dans lequel le terrifiant magicien se révèle n’être qu’un imposteur. Un forain facétieux crée, par des lanternes magiques, des appareils grossissants, un monstre terrifiant qui ne prend vie que par effets d’optique et enregistrement sonore... car une tarentule comme un géant des Flandres, ça n’existe pas, quoi qu’ait insinué un excellent poète! (gloussements de quelques lettrés)

 Hélas!... Gnok-Gnik n’est pas un forain débonnaire, mais un implacable tueur... 

 La journaliste

 Notre héros sort de son sac de marin un autre tout petit sac, tyrolien: le sac à maléfices de l’infernal Gnok-Gnik. Il en extrait un appareillage complexe et miniature.

L’Aventurier

 Voici une mini-lanterne magique. Le dessin d’une microscopique araignée, imprimée sur des plaques de verre, devient par le biais d’une forte loupe, la Tarentule des Ténèbres!

La journaliste

 La légende qui déjà se forme chuchote  que l’ombre gigantesque des nains que vous reçûtes en cadeau vous  fit découvrir la vérité.

L’Aventurier

 Voyez vous-même!

 La journaliste

 Le Justicier sort de son sac un des sept nains offerts, ce doit être Prof, le place devant la lanterne qu’il allume ...Mon Dieu, quel monstre lubrique vient d’apparaître... Ne serait-il pas ithyphallique? Chickounet, cessez ce jeu polisson, les dames s’évanouissent!

L’Aventurier 

 La vision de mes amis Tibosco et Gontran Labouriche, placés côte à côte, et qui semblaient la représentation du même personnage, mais de taille différente, m’a aussi aidé à résoudre l’effroyable énigme!

La journaliste

 Tibosco, Labouriche, levez-vous! ils se lèvent, applaudissez! la petite vendeuse de pieds de porcs jette un regard enamouré au petit bossu. Je devine, mes soeurs, un amour naissant...

L’Aventurier:

 HPIM2694.JPGEt la banane de rocker de Tibosco m’a fait penser à... un singe!(rires) Et un singe hantait mes songes: souvenez-vous des accords infernaux joués dans la Cathédrale: uniquement en accord de tierce et à quatre mains: ils ne pouvaient être joués que par un être possédant quatre petites mains. Donc un minuscule quadrumane mélomane.

( applaudissements hystériques)

 La journaliste

 Mesdames, mes soeurs, cessez de jeter vos sous-vêtements sur l’estrade, l’envie m’en démange et je m’abstiens!

...L'Aventurier sort à présent de son sac un lilliputien  magnétophone qu’il enclenche... l’effroyable cri retentit dans la salle: Gnok- Gnik!!! remember Kai kai!!! la foule hurle d’épouvante!!! rassure-nous, Chick, prends-moi dans tes bras, te souvient-t-il de cette journée vécue jadis dans ton wagon, au fond de la gare, pardon, mes soeurs, je m’égare!

L’Aventurier

 Le cri de la Tarentule n’était qu’une voix, mais laquelle ? amplifiée et enregistrée sur cet appareil ultra perfectionné!

La journaliste

 Livrez-nous votre sublime et dernière découverte!

L’Aventurier

 Je la dois à mes amis Momo Moktar et  Mau-Mau  dit "la Malice".

 Leur juvénile manie de parler en verlan m’a fait comprendre que Gnok-Gnik n’était que le verlan, l’anagramme de KING-KONG. King-Kong, infortuné gorille géant, ombrageux mais pacifique, assassiné à New York en 1932, par les lois du marché et de la rapacité humaine. Remember kai- kai veut dire dans la langue de l’illustrissime Conan Doyle: "Souviens-toi de K.K, souviens-toi de King-Kong!" J’ai eu confirmation de cette vérité en observant les pennes des fléchettes assassines, rappelant les ailes des avions ayant assassiné le malheureux et sentimental  King-Kong, que le Dieu de la jungle accueille en son Paradis bananesque son âme si fleur bleue. Etonnez-vous après cela que Gnok-Gnik, ce King-Kong inversé, ait la haine des forces de l’ordre et qu’un rentier, adorateur replet du veau d’or, périsse sous ses fléchettes vengeresses!

La journaliste

 Et comment eûtes-vous l’idée de capturer ce monstre de poche? 

L’Aventurier:

 J'émis l’hypothèse que Gnok-Gnik ne pouvait appartenir qu’à la très rare race des capucins du Toit du Monde... cette espèce habituée aux hautes altitudes possède une capacité pulmonaire étonnante, ce qui explique la force déployée pour décocher les traits fatals.

 Lors de mes nombreux voyages, j’ai étudié les moeurs de ces quadrumanes, à la vie sociale et sexuelle fort développée. La fiole violette que voici contient  des phéromones simiesques femelles, rappelant à la fois la mère et la femme, des phéromones mâles rappelant les frères, les copains de la jungle, le père, et caetera... le sieur Gnok- Gnik, l’odorat de ces bêtes est fort  developpé, n’a pu résister à leur appel...

 Voix de Gontran Labourriche

 Sherlock, pédoque! 

Chickago, héros!!!

 La journaliste

 L’Aventurier ôte un slip en crinoline qui vient de choir  sur la carafe, avant de s’octroyer une rasade bien méritée. Les forces de l’ordre maintiennent à grand peine une nonagénaire nue qui vient d’escalader l’estrade.

La foule 

Le singe, le singe...

Chickago, go!

Montre-nous le bestiau!  

 La journaliste

 L’Aventurier écrase le mégot de cigarillo. Une groupie vient le ramasser.

L’Aventurier:

 Mon Dieu, pardonnez-leur... (voix très lasse soudain) Amenez le coupable.

La journaliste

 La foule devient hystérique..."Le singe! le singe!" entendez vous cette  haineuse clameur, mes soeurs ? Il apparaît, oui, le commissaire Granit apparaît avec la cage de la capture, la cage de Rock Coco, le perroquet rocker.

 A l’intérieur de la cage, un être apeuré et minuscule, comment croire que c’est lui qui... Il ressemble tellement à Joli Coeur, le singe du roman "Sans-Famille"...

 

La foule

A mort, à mort le singe!

La journaliste

 La foule se lève, grondante...Il flotte une odeur fétide de lynch.... que va-t-il se passer???

L’Aventurier

 Calmez-vous: la corde n’est pas le bourreau!

La journaliste

 Que veut exprimer Chickago par cette métaphore? il vient de sortir de la poche de son trench-coat une noisette qu’il broie entre le pouce et l’index!

 L’Aventurier 

 Celui qui attentera à la vie de ce pauvre quadrumane manipulé par un mystérieux  arachnide  finira en poudre comme cette arachide.

 (Bruit de noisette broyée. Silence dans les gradins...)

 En vérité, Gnok-Gnik n’est qu’un instrument, un pauvre innocent manipulé par une force qui nous dépasse. Je le répète: la corde n’est pas le bourreau, le couteau n’est pas Jack The Ripper...la pierre n’est pas le barbu lapidateur.

 Qui se cache derrière Gnok-Gnik, quelle intelligence diabolique se dissimule derrière le masque hideux de la Tarentule des Ténèbres, elle-même marionnette?

La journaliste  

 L’Aventurier parle d’une voix lasse, sourde, et inquiète, prédisant de futurs épouvantements.

 L’Aventurier

 Je m’attends aux pires choses. Epargnons Gnok- Gnik: cet innocent  n’agissait que par réflexes conditionnés. Une intelligence prodigieuse mais perverse l’avait accoutumé à tirer sur l’uniforme des policemen et la veste cramoisie des membres du Knight Kopecks klub!

 Franck, ouvre la cage, s’il te plaît!

La journaliste 

Le commissaire Granit vient d’ouvrir la cage. Gnok-Gnik s’est précipité vers Chickago pour se percher sur l’épaule de l’Aventurier. Il se blottit,  serrant de ses minuscules bras le cou robuste... une chevalière dorée luit à l’index gauche du quadrumane.

 

L’Aventurier 

 Je vais faire parler ce singe... par la douceur. Il a tant à nous dire. Il me faut l’apprivoiser. La conférence est finie. Il reste de la bière et quelques pieds de cochons.

La journaliste

 Applaudissements nourris de la foule. Mais la ferveur est tombée. Serait-ce la conséquence de la sombre prédiction de l’Aventurier?

 Et maintenant, nous allons rendre l’antenne, chers auditeurs, et vous les femmes, mes soeurs, en vous rappelant que les Pompes Funèbres Lafontaine, cercueils pur chêne, sapin, acajou, vous enterrent à des prix très doux.......

 (L’émission s’achève sur l’air de “Over The Rainbow", interprétation de Sarah Vaughan.)


Par henry Merle - Publié dans : Romans et théâtre en ligne - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 04:51

Un bouquet de tendresse pour toutes les mamans .Cette année la fête des mère sera célébrée le 3 juin.

 

 

A ma mère

« Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
Ma Mère, qui m'étiez divine,

Comme les Maries, et qu'enfant,
J'adorais dès le matin blanc

Qui se levait là, près de l'eau,
Dans l'embrun gris monté des flots,
fete-des-mere.jpg

Du fleuve qui chantait matines
À voix de cloches dans la bruine ;

Ô ma Mère, avec vos yeux bleus,
Que je regardais comme cieux,

Penchés sur moi tout de tendresse,
Et vos mains, elles, de caresses,

Lorsqu'en vos bras vous me portiez
Et si douce me souriiez,

Pour me donner comme allégresse
Du jour venu qui se levait,
[…] »

Max Elskamp (1862-1931)

  

 

 

 

 

Le Balcon
« Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses
O toi, tous mes plaisirs! O, toi, tous mes devoirs !
Tu te rappelleras la beauté des caresses,
La douceur du foyer et le charme des soirs,
Mère des souvenirs maîtresse des maîtresses,
Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,
Et les soirs au balcon, voiles de vapeurs roses.
Que ton sein m'était doux! Que ton coeur m'était bon !
Nous avons dit souvent d'impérissables choses
Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon,fete-des-mere2.jpg
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
Que l'espace est profond! Que le coeur est puissant !
En me penchant vers toi, reine des adorées,
Je croyais respirer le parfum de ton sang.
Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,
Et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles,
Et je buvais ton souffle, O douceur! O poison!
Et tes pieds s'endormaient dans mes mains fraternelles.
La nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison,
Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses,
Et revis mon passé blotti dans tes genoux.
Car à quoi bon chercher tes beautés langoureuses
Ailleurs qu'en ton cher corps et qu'en ton coeur si doux ?
Je sais l'art d'évoquer les minutes heureuses!
Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes?
O serments! O parfums! O baisers infinis! »

Charles Baudelaire (1821-1867)

  

 

 

A ma mère
 Les exilés
rose
ô ma mère et ma nourrice !
Toi dont l' âme protectrice
me fit des jours composés
avec un bonheur si rare,
et qui ne me fus avare
ni de lait ni de baisers !
Je t' adore, sois bénie.
Tu berças dans l' harmonie
mon esprit aventureux,
et loin du railleur frivole
mon ode aux astres s' envole :
sois fière, je suis heureux.
J' ai vaincu l' ombre et le doute.
Qu' importe si l' on écoute
avec dédain trop souvent
ma voix par les pleurs voilée.
Quand sur ma lyre étoilée
tu te penches en rêvant !
Va, je verrai sans envie
que le destin de ma vie
n' ait pas pu se marier
aux fortunes éclatantes,
pourvu que tu te contentes
d' un petit brin de laurier.
16 février 1858
Théodore de Banville (1823-1891)

  

 

 

 

Petite comptine pour les mamans à lire et à mimer

 

Ma main est une fleur ( présenter la main)

Mes doigts sont des pétales (ouvrir les doigts)

Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément,

à la folie, pas du tout (pointer chaque doigt, du pouce à l'auriculaire avec l'index de l'autre main)

Pas du tout ! (mettre les 2 poings sur les hanches)

Vilaine petite fleur! (frapper la main ouverte)

Je sais bien que maman m'aime de tout son coeur !

(dessiner un grand coeur dans le vide avec les 2 index)

Bonne fête Maman !

 

 

 

 

 

 

Ma maman

Quand j'étais petite, je ne savais pas manger,
Ma maman m'a appris
Et depuis, je dévore, je dévore sans arrêt.

Quand j'étais petite, je ne savais pas parler,
fete-des-mere5.gifMa maman m'a appris
Et depuis, je bavarde, je bavarde sans arrêt.

Quand j'étais petite, je ne savais pas marcher,
Ma maman m'a appris
Et depuis, je gambade, je gambade sans arrêt.

Quand j'étais petite, je ne savais pas chanter,
Ma maman m'a appris
Et depuis, je chantonne, je chantonne, sans arrêt.

Quand j'étais petite, je ne savais pas aimer,
Ma maman m'a appris
et depuis, je l'embrasse, je l'embrasse sans arrêt.

(Auteur inconnu)

 

 

 

 

Pour ma mèrefete5-copie-1.png

 Il y a plus de fleurs,
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans tous les vergers

Plus de merles rieurs,
Pour ma mère, en mon coeur,
Que dans le monde entier

Et bien plus de baisers
Pour ma mère, en mon coeur
Qu'on en pourrait donner.

( Maurice Carême )

 

 

 

 image, bisous, fete des meres,

 

 

 

 

 

 

 

 

Par elsapopin - Publié dans : Le Dix Vins Blog, articles généraux - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 04:44

Solitude

 

Je n'ai jamais eu d'épaule sur qui me poser,

Un coeur à qui parler,

Un regard vers qui me tourner.

 

Aux épreuves douloureuses de la vie :

J'ai dû, seule, affronter ces combats de peine

Sans personne à mes côtés, qui m'aime.

Sans amant, sans compagnon, sans moi.

 

A ce jour, je ne sais ce qu'est l'amour !

La complicité avec l'être aimé,

La sérénité du petit jour

Après une nuit de volupté.

 

Être regardée avec tendresse et passion.

J'ai dû marcher, seule à l'horizon,

Sur les chemins rocailleux ;

J'ai du lutter pour deux !

 

Solitude j'aimerais te quitter

T'oublier, t'abandonner,

Dans des bras chaleureux,

Dans un regard radieux.

 

 

Par Carmen Montet - Publié dans : Poésies - Communauté : vos poèmes
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