Quantcast

Almanach Vermot

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 06:23

Le créateur du Bois de Boulogne

Contrairement à ce que l'on croit généralement , ce n'est pas le baron Haussmann mais Varé qui dota Paris d'une de ses plus belles promenades.

En effet, Varé ne fut pas dans la circonstance l'adjoint du premier. Haussmann ne fut qu'un introducteur.

Lorsque Varé eut tracé les plans du Bois, il les soumit à Haussmann qui les transmit à bois-de-boulogne.jpg l'empereur NapoléonIII. Ce dernier les approuva et pria Varé de veiller à leur exécution.

C'est ainsi que lorsque les travaux furent achevés, l'empereur décora Varé, et l'impératrice lui fit don du plan dressé par lui, qu'elle avait colorié de sa main.

Haussmann proposa alors à son ami de me nommer directeur des promenades de la ville de Paris. Varé déclina cette offre, devant partir pour Marseille où il allait diriger de nombreux et importants travaux.

c'est alors qu'Alphand fut nommé à ce poste.

27 janvier 1940


BARRES DE SEPARATION

 

Grâce à un sanglier

Il y a quelques mois, Joe Mac Cormick, un jeune habitant de la Nouvelle-Zélande, décidait de passer ses vacances dans un endroit presque inexploré de la montagne pour s'adonner à la chasse au sanglier, son sport préféré.

Un jour, un solitaire, qu'il avait blessé tomba dans une profonde rivière. En Pepite-dor.png voulant le retirer de l'eau, Joe Mac Cormick s'aperçut qu'une pierre que l'animal avait entraînée dans sa chute, brillait au fond du cours d'eau avec de vifs reflets.

Il parvint à la prendre, examina la paroi rocheuse d'où elle avait été arrachée et découvrit un important gisement d'or. Généralement les vacances coûtent cher, celle du jeune néo-zélandais, au contraire, lui apportèrent la fortune, grâce à ce sanglier.

BARRES DE SEPARATION

La première montre

Les Allemands revendiquent l'invention de la première montre, qui aurait été l'oeuvre d'un jeune serrurier bavarois, Peter Hemlem, en 1548.

Il n'en est rien. Le créateur de la première montre est un Français nommé Julien Coudray, horloger de Louis XII puis de François 1er.juliencoudray_mappemonde.png

Natif de Blois, Coudray offrit en 1528 au roi François deux bagues dont les pommeaux étaient ornés de deux horloges dorées. François 1er, enthousiasmé, le récompensa largement et l'autorisa à mettre sur son magasin de Blois : " Fournisseur de sa Majesté ".

Julien Coudray jouissait d'une très grande renommée. Il recevait des commandes de tous les pays  et laissa une fortune considérable à ses héritiers.

Photo julien Coudray - Mappemonde

 

BARRES DE SEPARATION

 

Par elsapopin - Publié dans : Almanach Vermot - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 07:32

Résumé  1ere partie: 4 aout 1840, après que le général Magnan a refusé son aide à Louis -Napoléon dans sa tentative de coup d'état, ce dernier avec une poignée d'hommes se rabat sur Boulogne-sur-Mer. De là il espère soulever les deux troupes qui s'y trouvent et marcher sur Paris !

 

Ayant relâché le brigadier Guilbert, en lui faisant promettre de ne rien dire, le Prince Louis-Napoléon et sa petite troupe arrivèrent  enfin aux portes de Boulogne.

Il était cinq heures du matin...Place d'Alton se trouvait un poste. En voyant arriver une colonne en armes, précédée d'officiers et d'un drapeau, le factionnaire poussa ce cri réglementaire en pareil cas :

- " Aux Armes " !

Aussitôt tout le poste sortit du corps de garde et présenta les armes à Louis-Napoléon. S'avançant vers le chef, le lieutenant Aladezine jeta :

- " Voilà le prince, sergent, venez avec nous !

Stupéfait, le sous-officier hésita une seconde, puis répliqua :

- " Impossible, mon lieutenant, je ne dois pas quitter mon poste !

-Je suis envoyé par votre colonel, repartit Aladézine, vous pouvez me suivre, le boulogne.jpg gouvernement est changé. "

Cela ne convainquit pas le sergent, qui remarqua alors avec effarement que le drapeau porté par un soldat était surmonté d'un aigle de bronze. D'un ton résolu, le sergent refusa  donc de se joindre aux conspirateurs.

Devant cet échec, Louis-Napoléon Bonaparte et sa troupe se remirent en route vers la caserne du 42é de ligne. Chemin faisant la colonne  croisa un officier, le lieutenant Maussion. Un des fidèles du prétendant s'avança aussitôt à sa rencontre.

- " Vous ne connaissez pas le prince ? " lui dit-il.

Devant l'air ahuri de Maussion, d'autorité le bonapartiste prit son bras et le présenta au Prince.

- " J'espère que vous serez des nôtres, lui dit Louis-Napoléon. Je suis venu ici pour rendre à la France humiliée le rang qui lui convient !

Maussion ne répondit rien, mais un moment plus tard, sous un prétexte quelconque, il quitta le prétendant et...alla prévenir son chef, le capitaine Col-Puygelier.

tandis qu'il faisait son rapport, la colonne des conspirateurs arriva en vue de la caserne du 42é.

- " Factionnaire, ordonna Aladezine au soldat qui était de garde dans le poste, criez aux armes, voilà le prince ! "

Le factionnaire cria seulement " aux armes et Louis-Napoléon Bonaparte fit son entrée dans la caserne, respectueusement salué par le poste. des conjurés en armes furent placés à la porte avec ordre d'arrêter tout officier qui voudrait en franchir le seuil.

Aladezine, qui, décidément, se prodiguait ce jour-là, avisa deux sergents qui traversaient la cour de la caserne et les appela  et les présenta au prince :

- " Voilà, dit-il, en montrant l'un des deux sous-officiers, un ancien militaire à qui il faut une paire d'épaulette.

- Je vous fais capitaine de grenadier ," répliqua le prince d'un ton sûr de lui.

Puis serrant la main de l'autre sergent, il déclara :

- " Bonjour, brave, je te nomme officier ! "

Sentant la nécessité d'agir vite, Aladezine, fit alors descendre les deux compagnies dans la cour et les présenta à Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci improvisa un discours qui parut faire quelque effet sur les soldats. Des cris de " Vive l'empereur " s'échappèrent de la masse des deux compagnies et firent écho à ceux que clamait la foule réunie  devant la caserne. Ajoutons que si celle-ci se montait aussi docile, c'était parce qu'un bonapartiste lui avait donné de l'argent à la condition qu'elle poussât des cris. Le prince en avait vraiment pour son argent....

Quoi qu'il en soit, à cette heure-là, le complot paraissait sur le point de réussir.

Suite et fin le mardi 21 mai,

Photo : gravure montrant le procés des conjurés de Boulogne


BARRES DE SEPARATION

Par elsapopin - Publié dans : Almanach Vermot - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 07:29

saint-jean-de-dieu.jpg L'ordre hospitalier de Saint-Jean de Dieu a célébré en 1938, le quatrième centenaire de sa création, celle du premier hôpital auquel on pouvait appliquer alors l'épithète de moderne, et celle du premier asile de nuit.

Celui qui fut à la base de ces initiatives et de ces réalisations connut une existence hasardeuse, tourmentée et romanesque.

Il s'appelait jean Guidad et était né en 1495 sous le ciel du Portugal, à Montemaro-novo. Paisiblement il vivait dans sa famille, lorsqu'un jour, piqué on ne sait par quelle tarentule, il prit la grande route et marcha droit devant lui au hasard.

Il gagna l'Espagne du sud. Comme il était dépourvu de tout pécule et que son jeune estomac hurlait la faim il s'embaucha dans les fermes.

Mais cette existence lui pesait. A ce moment l'Espagne retentissait du fracas des armes et Jean Giudad s'engagea dans l'armée de Charles V.

Il y vécut, il faut bien l'avouer, l'existence d'un soudard,  ne dédaignant pas de participer aux pillages et au sac des villes.

Pourtant peu à peu le remords de ses actes coupables vint troubler son âme. Il abandonna l'armée et décida de retourner au Portugal.

Lorsqu'il arriva dans son village natal il apprit que sa mère était morte et que son père était devenu prêtre.

Il retourna en Espagne, travailla à Grenade et grâce à quelques économies il put ouvrir une petite échoppe de libraire. Un soir il entra par hasard dans la cathédrale. Le célèbre Jean d'Avila était en chaire et prêchait.

En écoutant son verbe sonore, Jean Guidad eut soudain la révélation des nombreuses et lourdes fautes dont il avait chargé sa conscience.

Il se jeta sur le sol, criant à plein poumons tous les péchés dont il s'était rendu coupable.

Les fidèles le prirent pour un fou dangereux. On l'arrêta et on le conduisit dans un asile d'aliénés où il dut subir le traitement en usage à l'époque : les coups de fouet sur les épaules nues.

Stoïquement il supporta ce supplice répété jusqu'au jour où un médecin décréta que la folie avait quitté son corps et qu'on pouvait  lui rendre la liberté.

Pendant ses méditations dans la maison des fous il avait fait serment de consacrer le reste de sa vie au soulagement des malheureux et des malades.

Il rêvait de créer des institutions charitables. Mais l'essentiel lui manquait : l'argent.

Devenu moine il parcourut pieds nus une partie de l'Espagne, recueillant des fonds à droite et à gauche.

Hélas ! Ils étaient bien insuffisants pour lui permettre de réaliser ses projets.

Alors il  décida de frapper un grand coup et de s'adresser au roi lui-même, tâche presque impossible en vérité car on ne voulait pas permettre à ce moine d'approcher l'orgueilleux Phillipe II.

A force de ténécité, il y parvint cependant et le monarque lui donna les sommes indispensables pour édifier un bel hôpital, un confortable asile de nuit et un bureau de bienfaisance.

Et c'est ainsi que Jean Guidad, devenu Saint-Jean de Dieu* créa, il y a quatre cent ans , les premières oeuvres d'assistance sociale.

F.Estebe - 13 janvier 1940

 

BARRES DE SEPARATION

 *  Portugais, Jean Ciudad fut berger, voyageur, soldat, marchand, avant de se convertir, à 42 ans.
Il créa un hôpital à Grenade et jeta les fondements d'un Ordre de Frères hospitaliers.
Il mourut à Grenade (Andalousie), le 8 mars 1550, victime de son dévouement.
Léon XIII l'a déclaré patron des infirmiers et des malades.

Par elsapopin - Publié dans : Almanach Vermot - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 07:30

Le 6 août 1840, vers trois heures du matin, un brigadier de douanes nommé Guilbert, qui était de service à Wimereux, entendit des bruits qui lui parurent suspects. D'un vapeur, mouillé à un quart de lieue de la côte, s'était détaché un canot qui, secrètement, avait gagné le rivage. des soldats en armes avaient alors débarqué. Quatre fois cette manoeuvre se reproduisit.

Intrigué, Guilbert, suivi de quelques-uns de ses hommes, s'avança enfin vers la petite colonne qui s'était formée sur la plage.

- Qui êtes-vous ? jeta-t-il, et que faites-vous à cette heure-ci ?

- Nous sommes des soldats du 40é de ligne qui changeons de garnison, lui répondit l'officier. Le navire qui nous porte a subi une avarie.

Curieux par nature et par profession, le brigadier des douanes continua d'avancer. Il Tentative_de_Boulogne.JPG vit alors qu'une soixantaine de soldats et d'officiers avaient débarqué. A leur tête se trouvait un général  aux cheveux gris paraissant âgé d'environ soixante ans.

- Vous allez nous conduire à Boulogne, ordonna-t-il.

- Mille regrets, répondit Guilbert, mais je ne puis quitter mon poste.

- De gré ou de force, vous le ferez, jeta un officier d'un ton tranchant.

D'instinct le brigadier fit un pas en arrière, tandis qu'une angoissante question se posait pour lui : Ces hommes revêtus d'uniformes étaient-ils vraiment des soldats ?

Voyant son hésitation, un officier dégaina, et, le menaçant de son sabre, lança :

- Allez, pas de résistance ou sans cela !...

Trop tard pour lui, Guilbert crut comprendre qu'il se trouvait  en face de conspirateurs. Un instant plus tard, contraint de conduire ces faux soldats vers Boulogne-sur-Mer, il entendit l'un d'eux lui glisser d'un ton engageant :

-  Savez-vous qui vous escortez ? C'est le prince Napoléon !

Le conjuré ne bluffait pas :  c'était Bien Le prince Louis Napoléon Bonaparte, neveu de l'empereur, qui se trouvait parmi ces conspirateurs et pour qui cette poignée d'hommes allaient tenter un coup d'état : essayer de renverser le gouvernement de Louis-Philippe pour asseoir le futur Napoléon III sur le trône.

Ce n'était pas la première fois que ce jeune homme de 32 ans  à la face pâle et maigre, à la physionomie fermée, flegmatique, aux yeux bleus perdus dans le rêve, se risquait dans une pareille aventure. Quatre ans auparavant Louis Napoléon Bonaparte avait essayé de soulever en sa faveur la garnison de Strasbourg ; il avait piteusement échoué et avait été expulsé de France.

Retiré à Londres, il avait formé une nouvelle conspiration : par l'entremise de quelques-uns de ses partisans, il avait acheté à Paris, chez un fripier du faubourg du Temple, plusieurs dizaines d'uniformes français. Un industriel anglais de Birmingham lui avait vendu des fusils. Enfin, des amis de Paris, avaient engagé à son service comme domestiques nombre d'anciens soldats, qui avaient été dirigés sur Londres ; mais ses derniers ignoraient les projets du prince et ce qu'on attendait d'eux.

A Lille se trouvait un ancien officier de Napoléon 1er, le général Magnan, qu'on croyaitgeneral-magnan.jpg bonapartiste. Mais quand un des fidèles du Prince Louis Napoléon, le chef d'escadron Mesonan, avait proposé à Magnan de servir son idole, ce dernier avait refusé catégoriquement. Devant cet échec, Louis Napoléon s'était rabattu sur Boulogne : c'était là que son sort se déciderait.

Boulogne-sur-mer ne comptait alors comme troupes que deux compagnies du 42é régiment de ligne. Dans ce corps, Louis Napoléon n'avait qu'un fidèle : le lieutenant Aladezine. C'était peu, on l'avouera...Mais le prétendant espérait soulever les troupes en sa faveur, puis marcher sur Paris.

Le 4 août, Louis Napoléon Bonaparte s'était embarqué avec une soixantaine d'hommes sur l'Edimburg Castle, un navire anglais qu'il avait loué. Le lendemain il avait réuni sur le pont tous les fidèles et anciens soldats qu'il avait engagés, il leur avait enfin avoué le but de cette expédition.

- " Dans quelques jours, nous serons à Paris, et l'histoire dira que c'est avec une poignée de braves tels que vous que j'ai accompli cette grande et glorieuse entreprise ".

En réponse, les fidèles de Louis Napoléon avaient clamé :

- " Vive l'Empereur "

Tandis que les anciens soldats engagés comme pseudo-domestiques s'étaient entre-regardés l'air interdit ou vaguement inquiet : dans quelle dangereuse aventure allait-on les entraîner ?

 

La suite le 14 mai prochain

Photos : La tentative de Boulogne - Général Magnan

Par elsapopin - Publié dans : Almanach Vermot - Communauté : ECRIMANIA ou le désir d'écrire...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 mai 2013 5 03 /05 /Mai /2013 06:51

Parmi les plantes médicinales, une des plus employées est la lavande.

Les fleurs de lavande éloignent les moustiques, mites et autres insectes dévorants;  elles entrent, en médecine, dans la composition  de nombreux stimulants ; la parfumerie utilise l'eau de distillation pour les cosmétiques, l'essence pour la fabrication des savons et de divers produits de toilette : enfin, depuis plusieurs années, on a reconnu le pouvoir cicatrisant et antiseptique de l'essence de lavande dans le traitement des plaies.

La lavande se cultive surtout en France dans les Pyrénées, les Alpes Maritimes, le Var, le lavande.jpg Vaucluse, et, en Italie dans les Alpes Liguriennes

La production française d'essence de lavande atteint plus de 120000 kg, représentant une valeur de 24 millions de francs.

L'Italie produit entre 6 000 et 10 000 kg d'essence, ne pouvant suffire aux besoins de sa consommation. Ainsi le gouvernement fasciste vient de prendre des mesures pour encourager la culture de cette plante qui croît même en des terrains arides inutilisables pour l'agriculture.


Par elsapopin - Publié dans : Almanach Vermot - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Profil

  • elsapopin
  • le Dix Vins Blog
  • Femme
  • cinema humour actualité ateliers d'écriture almanach vermot
  • passionnée de belles lettres, de chansons et de poésie, j'ai crée avec la complicité d'amis poètes, chanteurs, comédiens et auteurs, ce blog, afin de permettre à tous les amoureux de littérature et de chansons de passer d'agréables moments.

Texte Libre

Compteur de visite html gratuit et sans inscription
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés